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États-Unis
La semaine dernière, le dollar U.S a gagné du terrain face à toutes les devises à l'exception d'une agaçante paire pacifique, celle des dollars australiens et néo-zélandais. La plus importante nouvelle économique mondiale fut la publication des chiffres gouvernementaux des emplois non-agricoles U.S, chiffres qui ont démontré une amélioration en ce qui concerne l'emploi aux Etats-Unis. Vendredi, durant les heures qui ont suivi cette publication, le dollar s'est échangé sur une marge très instable de 120 pips alors que les traders qui avaient interprété cette nouvelle à la baisse ou à la hausse se livraient à une partie de gagne-terrain. L'équipe de la hausse a fini par l'emporter, et le dollar atteint la fermeture en progression.
Les responsables de la Réserve Fédérale se retrouvent cette semaine pour discuter de l'éventualité d'un changement concernant les fonds de référence et les taux d'escompte de la Réserve Fédérale. Une majorité de personnes pense que les taux resteront inchangés, mais surveillez de près la présence éventuelle d'indices indiquant que ces discussions mèneraient à une augmentation de ces taux dans un futur proche. Ceci soutiendrait probablement le dollar et ferait ainsi baisser les autres devises face à la devise U.S.
Zone Euro
L'euro a perdu 73 pips (0,51%) face au dollar lors de la semaine dernière, pour atteindre une valeur de 1.4181 USD vendredi, lors de la fermeture de la session new-yorkaise. L'euro avait également perdu du terrain face à la livre, pour une chute de 0,45%, mais il avait progressé face au yen, pour un solide gain de 2,38%. Lors des premières transactions de lundi matin, la monnaie commune européenne avait gagné 19 pips face au dollar, perdu 3.21 JPY face au yen et baissé d'un seul pip face à la livre.

L'euro avait commencé fort la semaine dernière, mais il s'est fait assassiné lors de la journée de vendredi après la publication des données NFP U.S. À la suite d'un gagne-terrain entre acheteurs et vendeurs, l'euro est tombé de haut, perdant près de 300 pips par rapport à son pic à la hausse de la journée (voir graphique ci-joint). Ceci s'est produit en dépit des bonnes données économiques européennes qui avaient été publiées. De plus, cette vente de l'euro pourrait bien techniquement s'accélérer si les chiffres du PIB de la zone euro pour le second trimestre – attendus jeudi - s'avèrent être décevants.
Royaume-Uni
La livre a perdu du terrain face au dollar U.S la semaine dernière, mais de peu en définitive, ne chutant que de 19 pips (0,11%) pour atteindre une valeur de 1.6671 USD à la fermeture de la session new-yorkaise. Lors des premières transactions de lundi matin, la livre avait déjà pratiquement refait ce retard, s'échangeant ainsi à 1.6712 USD à 5h00 du matin, heure de Londres. Vendredi dernier, les résultats PPI du Royaume-Uni se sont avérés être meilleurs que prévus, ces derniers ont montrés une progression de +3%, augmentant par la même la peur de l'inflation. Il sera intéressant de voir à quel point cela influe sur les déclarations de la Bank of England de mercredi, journée au cours de laquelle la BOE est supposée publier ses dernières prévisions en termes de croissance et d'inflation. Il s'agira vraisemblablement d'un market mover.
Japon
Le yen s'est totalement fait trucider – une fois encore – la semaine dernière, perdant ainsi un étonnant 2,94% face à un dollar qui n'était pourtant pas au meilleur de sa forme. Si on le compare à sa devise voisine du pacifique, le dollar néo-zélandais, le yen a perdu 4,1% - en tout juste une semaine! Le Japon pourrait vraiment faire office de cas d'école montrant ce qu'il ne faut pas faire pour les planificateurs économiques nationaux; et cependant, toutes les banques centrales mondiales (à l'exception de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande) semblent vouloir suivre la route que trace la Japon vers la destruction de sa devise… Allez comprendre! Néanmoins, au cours du week-end, le Japon a publié quelques bonnes nouvelles économiques: les chiffres des commandes industrielles et de la balance économique se sont révélés être bien meilleurs que prévu. Plus tard aujourd'hui, seront publiés l'indice "economic watchers" et les chiffres prévisionnels des commandes d'outils industriels. (Le premier était annoncé alors que cet article passait sous presse, le second sera, quant à lui, publié à 6h00 du matin, heure de Londres). Et, plus important encore, demain, la Banque du Japon annoncera le prolongement de sa politique sur les taux d'intérêt… Qu'est-ce qui pourrait bien arriver? Des taux d'intérêt négatifs?
Suisse
Si on ne tient pas compte d'un yen excessivement médiocre, le franc suisse a été la devise la plus faible lors de la dernière semaine. En effet, le dollar U.S a progressé de 132 pips pour atteindre une valeur de 1.0813 CHF vendredi, à la fermeture de la session new-yorkaise. Lors des premières transactions de lundi matin, le franc avait regagné 2 pips. Vendredi, une publication a annoncé une augmentation du taux de chômage suisse – il ne fait aucun doute que cela a beaucoup plu à la Banque Nationale Suisse, étant donné qu'elle n'attendait qu'une raison valable pour intervenir.
Australie, Nouvelle-Zélande, Canada
Le bloc des devises-marchandises s'est montré plus fort que jamais ces derniers temps et la semaine passée n'a pas fait exception à la règle. Les dollars australien et néo-zélandais ont tout simplement été les seules devises à battre le dollar U.S, et ce dernier n'a gagné qu'un seul pip face à son cousin canadien. Le dollar néo-zélandais a été la plus solide de toutes les devises, gagnant 88 pips pour atteindre une valeur de 0.6727 USD vendredi, à la fermeture. Pendant ce temps, le dollar australien gagnait 18 pips pour une s'échanger 0.8369 USD à la fermeture. Ces deux devises continuaient à gagner du terrain lors des premières transactions de lundi matin, le NZD affichait un résultat de +2 pips et l'AUD un résultat de +23 pips. |