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États-Unis
Le dollar U.S a durement chuté lors de la semaine passée. En effet, il a perdu du terrain face à toutes les devises et devises-marchandises. Les coupables principaux de cette chute sont les chiffres d'un PIB avancé qui se sont révélé être bien meilleurs que prévus lors de la journée de vendredi, ces mêmes chiffres avaient, un jour plus tôt, fait progresser les chiffres du marché boursier et augmenter le risk appetite. Le dollar U.S est unique parmi les autres devises dans le sens qu'il ne tire aucun avantage des bonnes nouvelles économiques – ce qui doit être très ennuyeux pour les responsables américains. Pour ajouter aux peines du dollar U.S, le Fond Monétaire International a déclaré que cette devise était surévaluée, ce qui a bien sûr encouragé un peu plus la vente de billets verts.
Aujourd'hui à 15h00, heure de Londres, seront publiés les résultats du PMI manufacturier ISM. On s'attend à ce qu'ils passent de 44.8 à 46.4 pour le mois de juillet. Les dépenses du bâtiment ainsi que les ventes totales de véhicules seront également rendues publiques.
Zone Euro
L'euro faisait partie des devises les plus faibles lors de la semaine dernière, il n'a gagné que 53 pips face au dollar U.S, et a donc facilement été battu par les devises de la Reine et par le franc suisse. L'euro a cependant gagné du terrain face au yen, progressant de 0,21% pour s'échanger à 134.94 JPY lors de la fermeture de la bourse de New York. Lors des transactions de lundi matin, l'euro gagnait 19 pips, pour une valeur de 1.4235 USD, et affichait une perte de -0.044 JPY pour atteindre une valeur de 134.896 JPY. L'euro gagnait également du terrain face à la livre, contre laquelle il avait perdu 115 pips la semaine passée.
Le principal moteur de l'euro la semaine passée a été la déflation allemande. Les prix dans la zone euro ont, dans l'ensemble, connu une baisse de 0,6% par rapport à la même date l'année dernière, et le président de la Banque Centrale Européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a déclaré qu'il s'attendait à ce que la déflation ou la désinflation s'installe jusqu'à la fin de l'année. Le chômage est en hausse dans la zone euro, à son plus haut niveau depuis presque dix ans, soit 9,4% pour le mois de juin. Comment cela influencera-t-il la décision de la BCE concernant les taux d'intérêts que l'on attend d'ici la fin de la semaine?
Royaume-Uni
La livre a été très solide lors de la semaine passée, gagnant 268 pips (1,63%) face au dollar U.S et 115 pips face à l'euro. Cependant, lors des transactions de lundi matin, la livre perdait du terrain face au dollar américain, pour atteindre une valeur de 1.672 USD, et face à la devise européenne. La Bank of England est supposée annoncer sa décision concernant un taux d'intérêt référence lors de la journée de jeudi, il s'agira probablement d'un important market mover. Mais, avant cela, les résultats du PMI manufacturier sont attendus aujourd'hui à 9h00 du matin, heure de Londres.
Japon
Le yen a longtemps fait office de mouton noir parmi les autres devises. Mais de temps à autre, tous les opprimés finissent par relever la tête pour faire face à leurs oppresseurs, et c'est ce qu'à fait le yen lors de la journée de vendredi. Après avoir essuyé des pertes face à toutes les autres devises durant la majeure partie de la semaine, la devise nippone est revenue en force lors de la fin de semaine, gagnant jusqu'à 100 pips face au dollar U.S (voir graphique ci-joint). Évidemment, sur l'ensemble de la semaine, le yen reste la seconde devise la plus faible parmi les principales devises et les devises-marchandises.
Aucune annonce d'importance ne se profile à l'horizon pour le Japon, les mouvements de prix que le yen connaîtra prochainement seront donc principalement influencés par les nouvelles concernant d'autres devises. Le yen progressait très légèrement face au dollar U.S lors des transactions de lundi matin.
Suisse
En dépit de tous les "efforts" de la Banque Nationale Suisse (BNS), le franc suisse reste relativement fort – au moins comparé à un dollar U.S et un yen en chute libre. La semaine dernière, le dollar a perdu 54 pips (0,5%) face au franc, et, lors des transactions de lundi matin, il avait encore perdu 37 pips, pour atteindre une valeur de 1.0718 CHF. Cependant, les menaces d'intervention de la BNS continuent à faire planer une part d'ombre sur l'avenir de la devise suisse, de plus, de nombreuses annonces économiques significatives sont prévues cette semaine, dont les chiffres du PMI SVME qui sont attendus aujourd'hui à 8h30 du matin, heure de Londres.
Australie, Nouvelle-Zélande, Canada
Le dollar australien a le taux d'intérêt référence le plus important parmi les devises-marchandises principales, et sa banque centrale semble être la seule à ne pas être totalement opposée à une dévaluation de sa monnaie. En conséquence, le dollar australien continue à progresser, il a gagné 180 pips (2,2%) pour atteindre une valeur de 0.8351 USD lors de la semaine passée. Lors de transactions de lundi matin cependant, il avait perdu 19 pips.
Le dollar néo-zélandais s'est montré instable la semaine dernière, il a tout de même réussi à produire des gains solides de 84 pips (1,28%) face au dollar U.S. Lors des transactions de la matinée de lundi, il avait encore gagné 17 pips, pour s'échanger à 0.6622 USD. Le dollar canadien, pendant ce temps-là, a gagné 92 pips face au dollar U.S la semaine dernière, pour en perdre 8 lors des transactions de lundi matin. |