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États-Unis
Le dollar U.S a finalement montré une certaine résistance durant la journée de jeudi. Il a gagné du terrain face à l'euro, au dollar australien, au yen et au franc suisse. D'une manière très significative, les titres américains sont montés en flèche lors de la journée de jeudi. Le S&P 500 gagnait 2,3%, le Dow Jones progressait de +2,1% et le NASDAQ de +2.5%. Tout ceci a globalement stimulé le risk appetite, mais, au moins pour la journée d'aujourd'hui, les effets négatifs n'ont été ressentis que par les autres devises, notamment le yen.
Le nombre des demandeurs d'emploi était de 554 000, soit une légère hausse par rapport au nombre attendu de 551 000, tout en montrant une nette amélioration par rapport aux derniers mois. Les ventes de l'immobilier existant se sont également beaucoup améliorées, contredisant ainsi les prévisions générales, pour s'élever à un chiffre de 4 890 000 (chiffres annualisés) pour le mois de juin. Plus tard dans la journée, sera publié le rapport de l'Université du Michigan sur l'opinion des consommateurs (à 14h55, heure de Londres). Les économistes s'attendent à une hausse des résultats comprise entre 65.1 et 64.6.
Zone Euro
L'euro a progressé de manière significative face au yen, mais il perdait du terrain face au dollar lors des transactions de vendredi matin. Sur une période de 24 heures se terminant à 5h00 du matin vendredi, heure de Londres, l'euro a perdu 73 pips face au dollar U.S, pour atteindre une valeur de 1.4159 USD. Les données du PMI (Purchasing Managers Index ou Indice des Directeurs d'Achats) seront publiées aujourd'hui à 9h00 du matin, heure de Londres. La publication de l'enquête de German lfo sur le climat économique devrait suivre dans la journée. On s'attend à ce que cette deuxième enquête soit un important market mover.
Royaume-Uni
À 5h00 du matin, la livre avait gagné 7 pips face au dollar U.S. Ce chiffre montre bien le calme qui a régné sur les transactions de ces 24 dernières heures. Il n'est cependant pas révélateur si l'on considère l'histoire dans son ensemble: la livre est allée jusqu'à atteindre un pic à la hausse de 1.6583 USD et un pic à la baisse de 1.6454 USD (soit un écart de 129 pips) alors que l'instabilité régnait sur un grand nombre de données économiques américaines et britanniques. Les ventes au détail britanniques ont progressé de 1,2% au mois de juin, contredisant les prévisions qui annonçaient un chiffre de +0,4%. C'est une des raisons qui ont poussé la livre vers le haut, alors que les publications américaines qui eurent lieu plus tard dans la journée inversaient la tendance. Cependant, d'autres tendances baissières s'annoncent pour la livre. En effet, on s'attend à ce que la progression de l'industrie immobilière britannique amène la Bank of England à mettre un terme à sa politique de "facilité quantitative" lors de sa prochaine réunion au cours du mois d'août. Dans un futur plus immédiat, la nouvelle majeure concernant la livre sera la publication des chiffres du PIB (Produit Intérieur Brut) aujourd'hui à 9h30 du matin, heure de Londres.
Japon
Le yen a continué à faire partie des devises faibles lors des transactions de la journée de jeudi et de vendredi matin. Le dollar U.S a gagné 0,47 % face à cette devise pour atteindre une valeur de 94.64 JPY, et après avoir passé la barre des 95 JPY lors des transactions de la mi-journée à New York. L'effondrement du yen est encore la cause d'une fuite des richesses de cette devise sûre vers des investissements au potentiel de rendement plus important à présent que le risk appetite est relancé.
Suisse
Le franc suisse s'est également montré faible lors des transactions de la journée de jeudi et du début de matinée vendredi. Alors que, de son côté, le yen remontait légèrement lors des sessions asiatiques de vendredi, ce ne fût pas le cas du franc. À la fin d'une période de 24 heures se terminant à 5h00 du matin, heure de Londres, le dollar U.S avait atteint une valeur de 1.0739 CHF, très proche de son pic le plus haut sur cette période. On spécule à l'heure actuelle que les traders commencent à miser sur une future intervention de la Banque Nationale Suisse.
Australie, Nouvelle-Zélande, Canada
Les devises-marchandises ont connu des résultats mitigés face au dollar lors de la journée de jeudi. Les dollars australien et néo-zélandais perdaient respectivement 45 et 48 pips face au dollar U.S, alors que ce dernier perdait 75 pips face au dollar canadien. La paire AUD/USD s'est échangée sur une amplitude très faible pour le troisième jour consécutif (voir graphique ci-joint). De son côté, et après avoir progressé dans un premier temps, le dollar néo-zélandais dégringolait face au dollar U.S après l'annonce des solides résultats économiques américains durant les transactions de la mi-journée à New York.
La solidité du dollar canadien perdure, le dollar U.S a atteint une valeur de 1.0900 CAD et continue à se diriger vers un record à la baisse annuel juste en dessous de 1.0800. Jeudi, les porte-paroles de la Banque du Canada ont déclaré que la récession se terminait pour le Canada et qu'en conséquence, il ne devrait pas y avoir de réduction imminente des taux. Les banquiers annoncent même qu'ils s'attendent à ce que l'économie canadienne reparte deux fois plus fort que celle des Etats-Unis. |