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Les analystes ont dit que c’est une série de manœuvres protectionnistes des Etats-Unis et de la Chine qui ont renforcé le dollar américain lundi.
La semaine dernière, le dollar s’est affaibli alors que les actions et les produits ont repris du poil de la bête, ce qui montre une amélioration de l'appétit pour le risque, malgré les effets persistants de la récession mondiale.
Mais, lundi, comme ils craignaient des sanctions commerciales qui pourraient étouffer la fragile reprise économique, les investisseurs se sont dépêchés de retourner vers le refuge du dollar américain.
Le gouvernement Obama a annoncé vendredi que, à partir du 26 septembre, il imposerait des frais de douanes entre 25% et 35% sur les importations de pneus provenant de Chine et cela pendant les trois prochaines années. La Chine a riposté dimanche en annonçant qu'elle allait lancer des enquêtes anti-dumping sur les exportations américaines de poulet et de pièces automobiles.
Dans un rapport conjoint sur les Mesures du G20 sur le Commerce et les Investissements publié lundi, Angel Gurría, le secrétaire général de l'OCDE, Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC, et Supachai Panitchpakdi, le secrétaire général de la CNUCED, ont déclaré que les dirigeants du G20 doivent rester vigilants contre le protectionnisme .
«On ne peut pas considérer que la crise mondiale est déjà finie malgré de récentes indications appréciées de reprise économique dans certaines régions du monde», a déclaré le rapport conjoint. « La hausse du chômage dûe à la crise va continuer à alimenter des pressions protectionnistes dans les années à venir. »
Un rapport de la Commission Européenne, également publié lundi, a fait preuve d'optimisme au sujet du redressement économique de l'Union Européenne. « Les signes d'amélioration de la situation économique sont de plus en plus manifestes depuis le début de l'automne et les craintes d'une récession longue et profonde s'estompent» a déclaré le rapport. « En particulier, d’importantes interventions politiques ont réussi à créer une certaine stabilisation du système financier et à fournir un appui pour les activités économiques ».
Lundi soir, le dollar américain avait regagné un peu du terrain perdu la semaine dernière, face à la livre britannique (GBP / USD 1,6576) et au yen japonais (USD / JPY 90,87). Mais l'euro a dépassé la barrière psychologique de 1,46 (EUR / USD 1,4627).
En dépit de sa force par rapport au dollar américain, l'euro s’est affaibli par rapport aux autres devises lundi, il a perdu du terrain face à la livre sterling (EUR / GBP 0,8822), le franc suisse (EUR / CHF 1,5123) et le yen japonais (EUR / JPY 132,95).
Sur le continent américain, le peso mexicain a chuté pour la première fois en trois jours à cause de la baisse des cours pétroliers et la lutte du président Felipe Calderon qui continue pour faire passer des hausses d'impôts qui seraient nécessaires pour maîtriser le déficit budgétaire croissant. La monnaie s’est affaiblie de 0,3% lundi soir pour atteindre 13,358 pour un dollar américain, par rapport à 13,3372 le 11 septembre.
Lundi soir, le real brésilien a augmenté de 0,8% et se positionnait à 1,808 pour un dollar américain, par rapport à 1,8306 le 11 septembre. Cette devise a progressé de 22% cette année.
Comme les craintes continuaient sur l’échec du gouvernement, de nouvelles élections et le plongeon du prix du pétrole, le dollar canadien a chuté lundi soir par rapport au dollar américain (USD / CAD 1,0831), l'euro (EUR / CAD 1,5843) et le yen japonais (CAD / JPY 83,87).
Après de fortes hausses la semaine dernière, les dollars australien et néo-zélandais ont chuté lundi soir jusqu’à 0,8615 et 0,7006 respectivement contre le dollar américain. |