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A la rencontre de Signor Fibonacci et de Mister Elliott

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C’est le moment de vous rappeler de vos cours de math du lycée !
 
Vous avez certainement étudié à un moment donné les suites : 1,2,4,8,16... etc. 
 
Ces mêmes suites sont souvent utilisées dans les tests de QI lorsqu’on vous demande par exemple de retrouver l’élément manquant d’une série.
 
Les suites de Fibonacci (du mathématicien italien Fibonacci, de son vrai nom Léonard de Pise) sont des séquences numériques : 1,1,2,3,5,8,13,21... Dans ces suites, chaque chiffre s’obtient en additionnant les deux chiffres précédents (observez la série ci-dessus pour saisir le principe).
Il arrive aussi de rencontrer les angles de Gann en creusant un peu plus, mais la complexité est nettement plus grande et dépasse notre propos.
 

Chercher les ratios de « Fibo »

Le ratio d’un chiffre par rapport au suivant est environ 0,618.
Le ratio de deux chiffres alternés est (environ) 0,382.
En effectuant de tels calculs, il est possible de définir un ensemble de ratios connus sous le nom de niveaux de retracement.
En allant dans l’autre sens on obtient alors les niveaux d’extension de Fibonacci.
 
Voici à quoi ils ressemblent :
Retracements de Fibonacci :     0,236 – 0,382 – 0,500 – 0,618 – 0,764
Extensions de Fibonacci :          0 – 0,382 – 0,618 – 1,000 – 1,382 – 1,618
 
L’idée est qu‘au cours de ses mouvements, un taux de change répètera en grande partie des fluctuations antérieures, et qu’il trouvera un support ou une résistance à un des niveaux-clé de Fibonacci, avant de continuer (éventuellement) dans la direction d’origine.  
 
Appliquer ces ratios aux différences de cours au fur et à mesure qu’ils varient d’une valeur à une autre, permet au trader de vérifier le volume d’activité à ces niveaux et d’évaluer la force des niveaux de support et de résistance.
Utiliser ces ratios permet d’établir des lignes virtuelles qui nous renseignent sur les potentiels niveaux de support et de résistance.
 

Un Fibonacci aux chandelles... ou plutôt, « aux chandeliers »

Les valeurs du taux de change considérées ici sont les deux points extrêmes, le plus haut et le plus bas.
En reprenant l’exemple des chandeliers expliqués précédemment, le point le plus haut est un chandelier avec deux hauts plus bas sur sa gauche et sur sa droite tandis que le point le plus bas est un chandelier avec au moins deux bas plus élevés sur sa gauche et sur sa droite.  
 
La théorie des retracements de Fibonacci dit alors que vous lancez une transaction en descendant à partir d’un retracement vers un support en cas de tendance haussière. Ou en montant vers un niveau de résistance de Fibonacci  en cas de tendance baissière.
En pratique, et lors d’une tendance haussière par exemple, cela veut dire tracer une ligne entre un point bas significatif et le plus récent des points hauts, puis calculer les niveaux de retracement verticaux (23,6%, 38,2% etc. – voir les ratios de Fibonacci ci-dessus) respectivement à cette ligne.
 
Si vous utilisez une plateforme de trading avec un bon logiciel graphique, il calculera et indiquera lui-même ces retracements.  
 

Les retracements Fibonacci et la limitation des pertes

Utiliser les retracements vous permet alors de décider où placer un ordre stop-loss pour votre opération. Idéalement, il devrait être situé un peu plus bas que le cours support indiqué par le niveau approprié de retracement. Ainsi, votre transaction n’est pas annulée de façon prématurée, mais vous pouvez rapidement limiter vos pertes si le marché plonge soudainement (toujours dans le cadre de notre exemple où vous traitez pendant une tendance haussière).
 

Les extensions de Fibonacci et la prise de profits

Les niveaux d’extension de Fibonacci peuvent être utilisés de façon similaire pour déterminer quand prendre un profit sur une transaction.
Dans notre exemple précédent de tendance haussière, nous placerions une limite d’ordre à l’un des niveaux d’extension, que notre chère plateforme de trading calcule pour nous, si nous lui indiquons correctement le point bas pertinent et le point haut récent.
 
Nous insistons sur le fait que les extensions de Fibonacci indiquent souvent quel sera le prochain niveau de résistance, durable ou temporaire, mais qu’il y a aucune garantie. Faire un profit dépend du choix niveau d’extension, et de la probabilité que ce niveau soit le bon. 
 
Nous avions dit « avoir la foi », mais … 
Nous l’avons dit auparavant mais nous le répétons.
La théorie peut être sublime mais les résultats ne sont pas infaillibles.
Les retracements de Fibonacci ont une part de prophétie auto-réalisée (tiens, ça aussi nous vous avions prévenu que vous le verriez encore !) car ils sont connus et largement utilisés par les traders du Forex.
Mais les niveaux de support et de résistance ne suivent pas toujours les niveaux de retracement, pour la bonne raison que chacun a sa propre idée de ce qu’est et de ce que vaut un point haut ou un point bas significatif.
 
A l’image des autres outils présentés ici, utilisez les retracements de Fibonacci comme un « bon » indicateur plutôt que comme la vérité absolue.   
 
Et notamment, ne commencez pas à traiter juste parce que le taux de change a atteint un niveau «Fibo».
 
Vérifiez aussi ce que disent les autres indicateurs, comme par exemple les chandeliers.
 
Un petit plus : saviez-vous que les suites de Fibonacci se retrouvent aussi dans l’architecture de la Grèce Antique, et dans le nombre de spirales des fleurs de tournesol ?
Le Forex vous ouvre décidément de merveilleux horizons ! 
 

La théorie des vagues d’Elliott

La théorie des vagues d’Elliott (inventée par Ralph Nelson Elliott) utilise les configurations de vagues répétitives et les suites de Fibonacci.
Identifier ces configurations de vagues permet de voir à quel moment il est intéressant de commencer ou d’arrêter de traiter.
Vous voyez, se plonger dans les suites de Fibonacci nous amène  à de nombreuses découvertes !  
 
Ceci est vrai pour de nombreux aspects du trading sur le Forex.
Restez confiant et investissez un minimum de temps et d’énergie pour comprendre au moins ce qu’il est possible de faire avec ces outils, et bientôt vous surferez sur la vague des marchés en faisant des bénéfices comme si vous aviez fait cela toute votre vie !
 

Cinq vagues puis trois

Le cycle idéal décrit par la configuration des vagues d’Elliott montre une avance de cinq vagues (les vagues d’impulsion) suivies de trois autres vagues (les vagues de correction). 
 
Ce schéma s’applique à différents marchés financiers, et en particulier au Forex.
 
Voici comment interpréter ces mouvements de vagues à une devise en tendance haussière. 
Au cours de la première vague, un certain nombre de traders décide d’acheter la paire de devises, pour diverses raisons qu’ils estiment justifiées. Essentiellement parce qu’ils pensent que le cours est bas et que c’est le moment d’acheter.
Le cours augmente.
Au cours de la seconde vague, une part de ces acheteurs initiaux décide qu’il s’agit du bon moment pour vendre et faire un bénéfice.
Le cours de cette paire de devise baisse, quoique pas nécessairement jusqu’au niveau de départ : voilà un retracement de Fibonacci à l’œuvre.   
 
Ces mouvements de devises attirent l’attention d’autres traders, qui voient une forte hausse (première vague) puis une baisse modérée (seconde vague). Ils pensent que cette paire de devise va continuer à monter et décident d’acheter.
Cela provoque la troisième vague, qui est habituellement la plus longue et la plus forte.
Le dernier point de cette troisième vague est généralement au-dessus du dernier point de la première vague.
 
Lors de la quatrième vague, certains vont à nouveau procéder à une prise de bénéfices. Le cours descend mais pas beaucoup, car il y a encore suffisamment de gens qui considèrent que la paire de devises est en tendance haussière et qui préfèrent attendre une petite baisse pour acheter. A l’issue de cette quatrième vague, assez d’investissements ont été effectués par assez de gens, autant au niveau financier qu’émotionnel, pour générer un effet de « masse critique », qui correspond à la cinquième vague avec une baisse de cours de plus grande ampleur.
 
Ces cinq vagues sont alors corrigées et renversées par trois autres vagues généralement nommées A, B et C au lieu de 1, 2, 3, 4 et 5.
La vague correctrice A montre une baisse de cours, la vague correctrice B une remontée intermédiaire et la vague correctrice C une nouvelle baisse du cours.  
 

Des vagues dans les vagues

La théorie des vagues d’Elliott est en fin de compte comme une fractale – ces formes géométriques imbriquées qui se divisent entre elles à l’infini, telle une spirale sans fin.
 
Chaque vague contient en effet des sous-vagues. La première vague par exemple, est à son tour constituée de cinq petites vagues d’impulsion et trois petites vagues correctrices. Ce qui rappelle aussi la nécessité de changer régulièrement d’angle d’observation.
 
Observez un graphique d’évolution de cours à différentes échelles de temps pour voir si les vagues d’Elliott que vous avez identifiées sont de grandes vagues générales ou plutôt les sous-vagues d’une tendance plus importante.  

 

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